Le compte à rebours du Tour des Flandres est lancé : cinq éditions captivantes de la plus belle classique belge

En 2017, Philippe Gilbert a remporter le Tour des Flandres après une attaque montée de toute pièce à une centaine de kilomètres de l'arrivée.
En 2017, le Tour des Flandres 2017 a été assombri par une chute de Peter Sagan, Greg Van Avermaet et Oliver Naesen qui poursuivaient Philippe Gilbert.

Dimanche après-midi, la vie en Flandre – et dans une moindre mesure dans le reste de la Belgique – s’arrêtera. Peu avant 16 heures, dans la dernière ligne droite vers Audenarde, pas moins de deux millions de Belges seront devant leur téléviseur pour encourager le futur vainqueur du 105e Tour des Flandres. Flash-back sur cinq éditions marquantes des soixante dernières années.

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La classe de Merckx (1969)

À l’aube des années 70, le peloton semble en avoir marre de voir Eddy Merckx enchaîner les victoires d’étapes dans le Giro, la Vuelta et le Tour de France et dominer les plus grandes courses d’un jour. Merckx n’est donc pas surpris que ses adversaires le laisse faire le sale boulot dès le départ du Tour des Flandres. À 73 kilomètres de Meerbeke, ‘le Cannibale’ se détache dans ce qui s’avère être un solo légendaire. Son directeur sportif Lomme Driessens lui crie dans l’oreille que c’est de la pure folie. La réponse de Merckx laisse peu de place à l’imagination : Allez vous faire voir, je continue à rouler. Les Italiens de Salvarini, Molteni et Filotex se lancent à sa poursuite, mais Merckx s’est déjà envolé.

Felice Gimondi, qui a déjà gagné les trois grands tours, fini à plus de cinq minutes de Merckx. Trois minutes plus tard c’est le groupe de Marino Basso et le coéquipier de Merckx, Bernard Van De Kerckhove, qui franchit la ligne d’arrivée. Merckx gagne son premier Tour des Flandres et il attendra six ans pour empocher son deuxième sacre.

Les larmes de Van Hooydonck (1989)

Le palmarès d’Edwig Van Hooydonck, 22 ans, est déjà bien rempli lorsqu’il prend le départ du Tour des Flandres en 1989. Les années précédentes, il avait déjà remporté la Flèche brabançonne, le Grand Prix Eddy Merckx, le classement final de la Ruta del Sol et Kuurne-Bruxelles-Kuurne. Il n’est donc pas surprenant qu’à treize kilomètres de la fin, sous une pluie battante et dans son style caractéristique, il lâche ses compagnons sur le Bosberg. Malgré la pression d’un groupe de poursuivants comprenant Herman Frison et Marc Sergeant, Van Hooydonck maintient 22 secondes d’avance lors de son arrivée triomphale à Meerbeke. Le coureur de Superconfex-Yoko-Colnago éclate immédiatement en sanglots et sur le podium les larmes coulent à flots. Toute la Flandre assiste à cette scène émouvante et adopte spontanément son nouveau héros.

Deux ans plus tard, Van Hooydonck réitère ses prouesses sur le Bosberg, mais cette fois, il arrive à contenir ses larmes. Son tour de force sur le Bosberg lui vaut le surnom d’Edy Bosberg.

Le cri du lion (1998)

La panique se lit sur le visage d’Andrea Tafi lorsqu’il informe Patrick Lefevere que Johan Museeuw, le leader de l’équipe, vient de tomber. Museeuw surmonte la douleur et sur le Paterberg, il teste personnellement la résistance de ses concurrents. Un peu plus tard, il travaille en binôme avec Andreï Tchmil pour rattraper le fugitif français Frédéric Guesdon et avec une accélération puissante sur Ten Bosse, il fait le trou. Peter Van Petegem essaie de combler l’écart, mais il se rend vite compte que Museeuw est tout simplement trop balèze. Trois ans plus tôt, la star de Mapei avait dû attendre le Mur de Grammont pour frapper un gros coup, mais cette fois, tout le monde se trouve au tapis bien plus tôt. Museeuw doit une fière chandelle à son coéquipier Franco Ballerini, qui contre sans même sourciller une dernière attaque de Michele Bartoli. Le ‘Lion des Flandres’ franchit la ligne en solitaire et, grâce à sa troisième victoire à Meerbeke, il devient codétenteur du record sur le Ronde.

Le petit moteur de Cancellara (2010)

Le 4 avril 2010, Fabian Cancellara fait honneur à son surnom de Spartacus. Le coureur suisse avait annoncé des semaines à l’avance qu’il ferait un tabac sur le Ronde et il tient parole. À quinze kilomètres de l’arrivée, il place une accélération incisive sur le Mur de Grammont à laquelle son compagnon Tom Boonen n’a pas de réponse. Cancellara survole les pavés, tandis que Boonen vacille et peine à surmonter le dénivelé de 68 mètres. Au sommet de colline, la différence entre les deux coureurs est si grande que toute la Flandre a de la peine pour Tornado Tom.

Des années plus tard, Boonen accuse son ancien collègue de dopage mécanique. En bref, le Suisse aurait parcouru le Mur de Grammont avec un vélo équipé d’un petit moteur électrique. Les accusations n’ont jamais été prouvées et ses fans comme ses détracteurs considèrent la victoire de Cancellara comme faisant partie de la mémoire collective du Tour des Flandres.

La veste de Sagan (2017)

Le trio Peter SaganGreg Van AvermaetOliver Naesen aurait-il pu se mettre dans le sillage de Philippe Gilbert s’il n’avait pas chuté dans la deuxième montée du Vieux Quaremont à cause d’un manteau qui traînait ? Personne ne sera jamais capable d’apporter une réponse sensée à cette question. Une chose est sûre : c’est grâce à l’aide de Boonen, qui terminera 37e dans son dernier Tour des Flandres, et de Matteo Trentin, que Gilbert a pu aborder la montée du Vieux Quaremont dans les meilleures conditions lors de la première boucle. Et c’est alors un jeu d’enfant pour Gilbert de monter une attaque décisive à 55 kilomètres de l’arrivée. En ayant parcouru presque la moitié de la course en solitaire, avalant neuf ascensions en chemin, personne d’autre que Gilbert méritait de gagner cette classique flandrienne très mouvementée. 

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