Après 324 matchs en saison régulière et en playoffs, la crème du basket européen se rend à Kaunas, en Lituanie, ce week-end pour la 21e édition du Final Four de l’Euroligue. L’Olympiacos, le Real Madrid et Barcelone se présentent pour la deuxième fois consécutive dans le dernier carré de cette compétition, tandis que Monaco fêtera ses débuts sur la plus grande scène de basket européen. Le coup d’envoi sera donné ce soir à 17 heures lors de la première demi-finale entre Monaco et l’Olympiacos. Le clasico Barcelone – Real Madrid suivra trois heures plus tard.
Quelle équipe suivra les traces des Turcs de Anadolu Efes, qui ont gagnés deux finales consécutives ? Et qui récoltera la couronne de MVP du Final Four ? Rendez-vous sur Bingoal pour parier sur le Final Four de l’Euroligue et profitez de tous les autres paris sportifs sur le basket.
Ce qui a précédé en Euroligue
À Kaunas, où la Žalgiris Arena a enregistré six fois la plus grande affluence moyenne en Euroligue depuis 2010, on rêvait d’un Final Four avec l’équipe locale, le BC Žalgiris. Mais le BC Žalgiris, qui a remporté l’Euroligue en 1999, s’est incliné 3 – 0 contre Barcelone en quarts de finale au meilleur des cinq manchs. Faute de mieux, les Lituaniens devront choisir le camp de l’un des quatre participants.
Ce n’est pas un hasard si le Real Madrid, Barcelone, l’Olympiacos et Monaco ont atteint le tour final : ce sont les équipes qui ont occupé les quatre premières places du championnat régulier réparti sur 34 journées. Dans la moitié inférieure du tableau, c’est la présence de l’Anadolu Efes à la 11e place qui est particulièrement frappante. Et ce, malgré les bonnes performances de Vasilije Micić et Will Clyburn. L’ASVEL Villeurbanne, quant à elle, a quitté l’arène européenne avec un record de treize défaites consécutives.
Le favori
19 mai 2022. Une légion de plus de 12 mille supporters grecs a fait le déplacement à Belgrade afin d’exhorter l’Olympiacos lors du premier match du Final Four contre l’Anadolu Efes. Mais Micić réduit les espoirs des Grecs à néant en marquant un trois-points décisif au buzzer. Le score final ? 74 – 77 pour les Turcs. L’Olympiacos perd également le match pour la troisième place et doit rentrer bredouille de Serbie.
Alors qu’il y a un an, l’Olympiacos avait entamé le Final Four de l’Euroligue en tant qu’outsider, cette fois, il ne se contentera de rien de moins que la victoire finale. Tous les arguments parlent en faveur de l’Olympiacos. Ils ont terminé la saison régulière en tête avec la meilleure défense de la série (75,8 points concédés par match), ils ont remporté la plus large victoire de la saison contre Virtus Bologna (117 – 71), ils ont enregistré la plus longue série de victoires (7) et ils ont les meilleurs résultats dans les confrontations directes de tous les participants au Final Four (4 – 2). Enfin, il y a aspect émotionnel. Cela fait exactement dix ans que l’Olympiacos a remporté l’Euroligue pour la dernière fois. En finale, ils avaient battu le Real Madrid et c’est peut-être l’adversaire de la finale de dimanche…
Le débutant
Si l’Olympiacos parvient à reproduire son jeu fluide de ces derniers mois, il sera impossible de les arrêter. Notamment, parce que le meneur de jeu Kostas Sloukas et son acolyte Sasha Vezenkov sont en grande forme. Mais la formation du Pirée a tout intérêt à se méfier de Monaco. Emmené par Mike James, qui a terminé la saison régulière de l’Euroligue avec une moyenne de 16,3 points, la Roca Team a pris par deux fois la mesure des Grecs. À domicile, le club de la Principauté s’était imposé 64 à 60 et à Athènes, le match s’était terminé sur un score de 76 à 81.
Bien que l’entraîneur monégasque Sasa Obradovic ait parlé ouvertement de la victoire finale du tournoi, l’équipe a déjà atteint son objectif. Les Monégasques participent au Final Four de l’Euroligue pour la première fois de leur histoire. En plus de ça, Monaco est la première équipe française depuis l’ASVEL Villeurbanne en 1997 à se qualifier pour le dernier carré de la plus importante coupe européenne de basket. La France entière croise donc les doigts pour que l’équipe de la Principauté réussisse un nouveau coup d’éclat.
Le futur MVP
Et le MVP de l’Euroligue est… Sasha Vezenkov ! Les fans, les médias, les capitaines et les entraîneurs ont presque unanimement proclamé Vezenkov joueur le plus précieux de la saison régulière et des playoffs. De plus, le Grec d’origine bulgare a remporté le Trophée Alphonso Ford du meilleur marqueur, récompensant ainsi sa moyenne de 17,2 points par match. Vezenkov est seulement le deuxième joueur à remporter les deux trophées dans la même saison après que Nando De Colo l’a fait avant lui lors de la saison 2015 – 2016 en tant que joueur du CSKA Moscou !
Walter Tavares, du Real Madrid, a aussi des vues sur le titre de MVP du Final Four de l’Euroligue. Mais si les coéquipiers de Vezenkov font leur travail, il est peu probable qu’il passe à côté de sa troisième récompense individuelle de la saison. Vezenkov pourra alors tenter sa chance en NBA, où les Sacramento Kings le lorgnent depuis deux saisons. Les deux superstars des Kings, De’Aaron Fox et Domantas Sabonis, l’attendent même avec impatience, ce qui en dit long sur l’énorme potentiel de ce power forward de presque 28 ans.
Le trident belge
Nos compatriotes Ismael Bako (Virtus Bologne), Retin Obasohan (ASVEL Villeurbanne) et Sam Van Rossom (Valence) ont été actifs en Euroligue cette saison avec leurs clubs respectifs, mais aucun n’a atteint les playoffs. Il n’y aura donc aucun Belge à admirer dans le Final Four de l’Euroligue au cours des trois prochains jours. Mais en saison régulière, le trio belge n’a pas démérité.
Jusqu’à sa grave blessure au genou en novembre, Van Rossom était sur une bonne lancée à Valence, avec une moyenne de 8,7 points en six matchs. Lors de sa dernière rencontre d’Euroligue contre le Real Madrid (défaite 73 – 80), le meneur de jeu de 36 ans avait même inscrit 17 points, ce qui lui a valu d’être le deuxième meilleur marqueur du match après Džanan Musa. À l’ASVEL Villeurbanne, lanterne rouge de l’Euroligue, Obasohan a accumulé une moyenne de 20,3 minutes par match et a été l’un des deux joueurs de l’équipe à être sur le terrain lors des 34 matchs. Bako n’a pas été titularisé une seule fois avec Virtus Bologna, mais il a fait 34 apparitions. Fin octobre, le géant de 2,08 m avait mené son équipe à une victoire retentissante sur le terrain du Real Madrid avec 16 points et 4 rebonds.
Le programme du Final Four
Vendredi 19 mai 2023
17 heures : Monaco – Olympiacos
20 heures : Barcelone – Real Madrid
Dimanche 21 mai 2023
16 heures : finale pour la 3e place
19 heures : finale




